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Tōkyō se trouve dans la région de Kantō sur l'ile de Honshū qui donne sur l'océan Pacifique. La metropole de Tōkyō est en fait l'une des 47 préfectures du Japon (disposant de plus d'autonomie que les autres préfectures) et son nom officiel en ce cas est Tōkyō-to (Préfecture de Tōkyō) (東京都, métropole de Tōkyō), divisée en 23 arrondissements (ku, 区), 26 villes (shi, 市), 5 quartiers (machi, 町) et 8 villages (mura, 村).
Les 23 arrondissements spéciaux constituent l'une des définitions de « la ville de Tōkyō ». Il est d'usage de distinguer, en japonais, ces 23 arrondissements de la "municipalité" de Tōkyō (kunai) du territoire environnant de la préfecture desdits 23 arrondissements (toka).
Au nord de la métropole de Tōkyō se trouve la préfecture de Saitama, et au sud la préfecture de Kanagawa qui abrite Yokohama, la deuxième ville du Japon. À l'est, la préfecture de Chiba où se trouve l'aéroport international de Tōkyō, Narita.
Administration
Article détaillé : Préfecture de Tōkyō.
La Métropole de Tokyo englobe non seulement les 23 arrondissements mais aussi des zones montagneuses très faiblement habitées à l'ouest ainsi que quelques îles lointaines du Pacifique à l'est.
Depuis 1999, le gouverneur de la métropole de Tōkyō est Shintarō Ishihara (石原 慎太郎), écrivain mais aussi très controversé et discuté homme politique japonais. Le siège du gouvernement métropolitain de Tōkyō, double bâtiment impressionnant de 50 étages dessiné par Kenzō Tange, se trouve dans le quartier de Shinjuku.
Architecture
La ville a été entièrement détruite par le tremblement de terre du 1er septembre 1923 et par les bombardements américains lors de la Seconde Guerre mondiale puis reconstruite sans vision globale par la suite. Contrairement à la capitale historique, Kyōto, Tōkyō a ainsi un plan très alambiqué (où même les Tokyoïtes se perdent). Ses rues à l'aspect hétérogène (et sans nom pour la plupart) sont un mélange de constructions ultra modernes et de bicoques sans âge. On peut par exemple remarquer l'hôtel de ville trônant au centre de Shinjuku, une sorte de Notre-Dame du XXe siècle.
Population
La population totale de la métropole (2005) est de 12,5 millions d'habitants, pour 8,4 millions dans les 23 arrondissements. Les 23 arrondissements ne sont cependant qu'une partie d'une vaste conurbation, englobant la métropole proprement dite, ainsi que les préfectures de Chiba, Saitama et Kanagawa. Avec 34,47 millions d'habitants (le quart de la population japonaise), cette conurbation est la mégapole la plus peuplée au monde. Tōkyō est réputée être une des villes où l'immobilier est le plus cher au monde (lors du pic de la bulle immobilière de 1991 - 1992, le prix du mètre carré à Ginza, centre commerçant et d'affaires, dépassait 100 000 dollars).
Découpage administratif
Les 23 arrondissements de TōkyōLa ville de Tōkyō n'existe plus d'un point de vue administratif depuis 1943. À cette date, la ville de Tōkyō a été dissoute et ses arrondissements sont devenus indépendants. La zone des 23 arrondissements spéciaux (特別区, Tokubetsu-ku) correspond à l'ancienne municipalité de Tōkyō.
Liste des 23 arrondissements spéciaux formant la ville de Tōkyō.
Adachi
Arakawa
Bunkyō
Chiyoda
Chūō
Edogawa
Itabashi
Katsushika
Kita
Kōtō
Meguro
Minato
Nakano
Nerima
Ōta
Setagaya
Shibuya
Shinagawa
Shinjuku
Suginami
Sumida
Toshima
Taitō
Quartiers principaux
Schéma de la ligne Yamanote (vert)Tōkyō n'a pas vraiment de centre ville (si ce n'est symboliquement le palais impérial, pourtant en partie interdit au public, seules certaines parties se visitent). Une ville composite, labyrinthique formée d'un assemblage de plusieurs grands centres attachés aux gares qui drainent les populations de travailleurs, de visiteurs, d'écoliers, etc. qui résident en banlieue. Tous les arrondissement se décomposent en quartier qui s'entrecroisent, tous dotés d'une atmosphère bien spécifique :
Chiyoda au centre, où se trouve le palais impérial de Tōkyō et la gare principale de la ville ;
Shinjuku, arrondissemnt des affaires, et des plaisirs nocturnes (Kabuki-chō), point d'arrivée des banlieues ouest et sud ;
Shibuya et Harajuku, arrondissement comportant des quartiers entièrement dédiés aux commerces;
Akihabara centre de l'électronique et des ordinateurs ;
Ueno arrondissement à plusieurs facettes, un grand parc comportant plusieurs musées nationaux et un zoo, une zone avec de nombreux cimetières, une zone avec de nombreux Love hotel, une partie avec des belles maisons anciennes conservées, point d'arrivée des banlieues est;
Ginza, zone du commerce, de luxe très animée ;
Roppongi arrondissement en fort développement vers le commerce et l'art (tours Mori, nouveau musée d'art contemporain) et des clubs nocturnes avec une forte présence des étrangers résidants des les quartiers limitrophes (nombreuses ambassades) ;
Ikebukuro, divertissement et commerces point d'arrivée des banlieues nord;
Meguro, résidentiel chic
Asakusa, le vieux Tōkyō, centre de Shitamachi, le Tokyo populaire ;
Odaiba, îlot récemment gagné sur la mer, lieu de divertissement pour les jeunes et les couples.
Adachi ;
Katsushika ;
Ōta arrondissement résidentiel (un des plus peuplés de l'agglomération) avec au nord le quartier chic de Den'en-chōfu (où habitent quelques stars et hommes politiques) et au sud le centre administrtif de Kamata plus populaire;
Nerima résidentiel ;
Edogawa ;
Arakawa.
Voir également l'article sur la préfecture de Tōkyō.
Monuments et bâtiments notables
Tour de Tōkyō plus haute que la Tour Eiffel
Quartier toujours bondé de Shibuya
Temples et sanctuaires
Cathédrale Sainte-Marie de Tōkyō
Meiji Jingu
Sanctuaire de Yasukuni
Senso-ji à Asakusa
Honmon-ji arrondissemnt de Ota quartier Ikegami plus vieux temple de la ville, lieu de repos du fondateur du mouvement bouddhiste Nichiren1222-1282
Tours et bâtiments
Kabukiza
Kōkyo, le Palais Impérial
Mairie de Tōkyō
Stade Olympique de Tōkyō
Sunshine 60
Roppongi Hills
Tokyo Metropolitan Gymnasium par Fumihiko Maki
Tour NTT DoCoMo Yoyogi
Tour de Tōkyō
Tour Shinjuku Park
Autres
Marché aux poissons de Tsukiji
Omotesando Dori : avenue de Shibuya surnommée « les Champs Elysées de Tōkyō »
Parc Yoyogi
Shinjuku Gyoen
Histoire
Edo
Tokugawa IeyasuAprès la bataille de Sekigahara en 1600, Ieyasu Tokugawa, devenu shogun, transforme le petit village d'Edo en capitale militaire et administrative, laissant Kyōto être la capitale officielle et la résidence d'un empereur aux pouvoirs réduits. Il inaugure ainsi la période Edo, appelé également l'ère des shoguns. En 1657, un grand incendie détruisit une grande partie de la ville et tua près de 100 000 personnes. La ville compta près d'un million d'habitants dès le XVIIIe siècle (sur trente millions de japonais).
1855 : tremblement de terre
Tōkyō
septembre 1868 : Edo devient la capitale à la place de Kyōto, et est renommée Tōkyō
1872 : construction de la ligne de chemin de fer Tōkyō-Yokohama
1877 : construction de la ligne de chemin de fer Kōbe-Ōsaka-Tōkyō
1er septembre 1923 : tremblement de terre de Kantō d'une magnitude de 7,9 : 142 807 morts et disparus
10 mars 1945 : bombardement aérien par les États-Unis. Plus de 100 000 morts
1946 : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Tribunal de Tōkyō s'est tenu dans la capitale
1948 : verdict du Tribunal de Tōkyō
1964 : Jeux Olympiques
1984 : visite du président coréen
1995 : attaque terroriste au gaz sarin dans le métro, tremblement de terre à Kōbe
Climat
Tōkyō vue par le satellite LandsatTōkyō bénéficie d'hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige (moyenne minimale de 5 à 6°C en janvier et février). En revanche, les étés sont chauds (moyenne de 26°C mais régulièrement plus de 30°C) et surtout très humides. C'est principalement en raison de ces fortes chaleurs qu'une multitude de distributeurs de boissons (Jidohanbaiki) est disséminée un peu partout dans la ville.
La baie de Tōkyō subit également une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet et peut subir des tempêtes tropicales ou des cyclones : par exemple le 10 octobre 2004, le typhon Ma-on a fait une dizaine de morts. On a mesuré des vents de 140 km/h et des précipitations importantes (70 mm en une heure). Ce cyclone était le vingt-deuxième de l'aire Asie-Pacifique et le neuvième à frapper directement le Japon depuis juin 2004. La semaine précédente, le typhon Meari, avait fait 22 morts et six disparus.
Transcription du nom de Tōkyō
Prononcé /tɔkjo/ en français, ainsi en japonais , écrit en japonais 東京. La méthode Hepburn donne la graphie Tōkyō (le ō note un o long), la méthode Kunrei propose Tôkyô et la méthode JSL, Tookyoo. On notera également que l'ancienne graphie Tokio – qui était utilisée en français au début du XXe siècle – est toujours utilisée en allemand.
En japonais, les deux « o » de Tōkyō sont des « o » longs et, suivant la méthode Hepburn, un « o » long se transcrit par un « o » surmonté d'un macron (barre horizontale courte). On utilise aussi fréquemment la forme avec accents circonflexes « Tôkyô », soit parce qu'on ne dispose pas du macron, soit parce qu'on désire se conformer à la norme Kunrei.
Le gouvernement japonais autorise également l'utilisation de la graphie « Tohkyoh » sur les passeports, reprenant une représentation des voyelles longues familière aux anglophones.
En français, on ne prononce pas « Tokyo » de la même manière qu'en japonais et l'on écrit généralement « Tokyo », ce qui correspond à la prononciation française /tɔ.kjo/.
Pour la France, l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales, pris conjointement par le ministre des affaires étrangères et le ministre de l'éducation nationale, « recommande » la seule graphie Tokyo.
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